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Une
vraie médecine ne devrait qu’être
préventive. En Chine, en des temps plus anciens,
car ce pays s’occidentalise, le médecin
était payé pour maintenir ses patients
en bonne santé. Il connaissait les faiblesses
de chacun et, avant que la pathologie n’apparaisse,
il leur prodiguait des soins particuliers ou leur conseillait
des techniques plus générales. Lorsque
ceux-ci étaient malgré tout malades, il
devait les soigner gratuitement, puisque l’on
considérait qu’il n’avait pas bien
fait son travail. Sa réputation s'en ressentait
! Par contre, celui dont les clients n’étaient
jamais malades gagnait rapidement une grande renommée
: il connaissait les secrets de la santé.
Quant aux médecins de l’empereur, ils étaient
purement et simplement exécutés si celui-ci
était malade ! Les techniques de santé
étaient donc très recherchées et
mises au point avec le plus grand soin. Chaque patient
devait aussi se prendre en charge, et l'on peut imaginer
que le médecin pouvait "renvoyer" ceux
qui ne se conformaient pas à ses prescriptions.
Et
n’est-il pas curieux de parler de "dépenses
de santé"? Bien souvent la plupart d’entre-nous
ne se soucient de leur santé que lorsqu’elle
vient à leur manquer. C’est alors qu’interviennent
les "dépenses" qui sont plutôt
des "dépenses de maladies". Dans nos
pays, les médecins ne considérent que
la maladie, les microbes et les virus sensés
en être l’unique cause. Comme l’a
reconnu Pasteur sur son lit de mort, "le microbe
n’est rien, c’est le terrain qui fait tout".
Mais les hommes étaient trop impatients de trouver
des moyens qu’ils pensaient infaillibles, pour
écouter les réserves émises par
celui qui leur avait ouvert cette porte.
Quand le corps est sain, qu’il s’est bâti
sa forteresse, aucune attaque ne le prendra au dépourvu
et il saura se défendre lui-même.
Mais pour cela, il faut avoir une attitude, non plus
de dépendance (vis-à-vis du prestige de
la médecine par exemple), mais d’autogestion.
Et cette autogestion doit être autant physique
que psychologique : nous savons qu'une attitude positive
rend la guérison beaucoup plus facile.
Un
jour, un pèlerin rencontre la peste et lui demande
où elle va.
-"Je vais à Bagdad tuer cinq mille personnes",
répond-elle sans sourciller.
Six mois plus tard, le même pèlerin rencontre
à nouveau la peste et lui dit :
-"Tu m'as menti, tu n'as pas tué cinq mille
personnes, mais cinquante mille."
-"Pas du tout, répond la peste, j'ai bien
tué cinq mille personnes, les autres sont mortes
de peur !" (Auteur inconnu)
Les
aphorismes, d’où qu’ils viennent,
sont souvent d’une vérité qui laisse
confondu et cette histoire illustre très bien
l’attitude mentale dans laquelle la peur peut
mettre ceux qui ne font pas confiance à leur
potentiel santé. Et ce potentiel peut se cultiver,
se préserver, s’améliorer...
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