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La santé, c'est quoi?
 

Si je consulte le petit Robert au mot SANTE, je lis : "bon état physiologique ; fonctionnement régulier de l’organisme humain pendant une période appréciable". Et plus loin une citation de Georges Duhamel : "L’état de santé est reconnaissable à ceci que le sujet ne songe pas à son corps ". Un peu plus loin je lis : "Equilibre et harmonie de la vie psychique. La santé de l’esprit, de l’âme. Une santé intellectuelle qui se manifeste par le goût de l’action, la faculté de s’adapter" (Bergson). Antonyme : maladie.

Nous constatons donc que la santé est un tout qui englobe aussi bien le physique que le psychisme et dont nous pouvons donner la définition suivante : bon fonctionnement du corps, de l’âme et de l’esprit.
Une autre définition consiste à considérer la santé comme l’absence de maladie. Je n’aime pas cette définition. Comme si la santé avait besoin d’une soustraction pour être ! La santé est l’état naturel, la maladie étant un incident qui peut aussi avoir son utilité. Pour les partisans des médecines naturelles, les maladies aiguës sont des émonctoires (en anatomie : organes destinés à éliminer les déchets de la nutrition). Par extension, on appelle ainsi toutes les manifestations qui permettent au corps de se décharger de ses toxines et de les éliminer. "L’émonctoire" fonctionne donc aussi bien pour le banal rhume que pour toutes les maladies infantiles.

On veut à grands renforts de médicaments et de vaccins qui demandent à l’organisme de gros efforts d’élimination, supprimer ces manifestations que l’on considère comme insupportables. Elles permettent pourtant à l’enfant, si on laisse faire la nature en restant vigilant, de faire une poussée de croissance en éliminant nombre de toxines. La maladie n’est plus alors une fatalité que l’on va essayer d’éviter à tout prix, mais un moyen naturel de se débarrasser de ce qui encombre le corps. Mais bien souvent, le cycle s’auto-alimente de lui-même : maladie - médicaments, vaccins - toxines - et donc maladies pour éliminer.

La maladie aiguë peut aussi être un avertissement d’un mode de vie en désaccord avec les règles élémentaires de l’hygiène de vie. La médecine occidentale, forte de cette définition, cherche à supprimer les symptômes, l’apparence de la maladie.

La maladie a-t-elle un sens?

Une maladie peut également être à la base d’une prise de conscience existentielle, à la manière des rites d’initiation qui coupent l’être de ses anciennes façons de vivre et de penser et amener "l’aspirant" à donner un sens autre à sa vie. Un proverbe oriental ne dit-il pas : "Le maître arrive quand l’élève est prêt". Une fois dépassée l’étape de l’unique poursuite de la guérison, il est important de rechercher ce sens et de comprendre l’enseignement que l’épreuve nous aura donné.
Mais combien sont ceux qui tentent de tirer un enseignement de cette épreuve, et d’ailleurs de toute épreuve, quelle qu’elle soit ? En général, nous nous empressons de reprendre notre rythme endiablé dès le matin pour continuer une course qui nous amènera le soir harassés et hagards, sans comprendre comment nous pouvons passer à côté de tant de choses sans les voir, et vivre tant de jours et de jours sans conscience.

Quelle différence peut-il y avoir entre avaler son petit-déjeuner ou son dîner sans même avoir conscience de ce que l’on engloutit, ou bien être uniquement dans l'instant présent ? Il est ici question de vivre exactement les mêmes choses, mais en sachant toujours ce que l’on est en train de faire : marcher, manger, respirer, parler, communiquer, aimer, etc…

Comment est-il donc possible, à notre époque où le "mal de vivre" est tant d’actualité, de trouver ce sens que tout le monde cherche plus ou moins heureusement et qui ne va jamais sans une remise en cause de ses anciennes façons de vivre et de penser. Nous avons, si nous le voulons et sans attendre passivement, la possibilité de changer. C'est-à-dire changer notre regard sur le monde, la nature, les autres, les événements de notre vie et faciliter nos relations. Nous vivons ancrés dans toutes sortes de conditionnements, d’idées, de tabous et finissons par penser qu’ils font partie intégrante de nous-mêmes. Nous vivons ainsi dans le passé ou dans l’espoir d’un futur et avons toujours tendance à penser qu’il sera "meilleur" sans prendre le temps de vivre dans le présent.

 
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