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Toute chose dans la nature possède une
forme, un contenu et un sens.
la forme est pour l’homme ordinaire, le
contenu pour le disciple et le sens pour l’initié
"
Peter
Deunov
Quand
le sens de la vie nous échappe
ou nous parait
absurde, nous sommes mis en face de nous-même,
de nos manques de nos incertitudes, de notre
peur de la mort. Il devient alors presque logique
de se réfugier dans la maladie, la drogue,
le suicide, la violence et s'enfermer dans cette
spirale qui devient vite une prison. Trouver
un sens à la vie devient LA nécessité
absolue. Pour le trouver ce sens il faut le
chercher, car il n'est pas unique mais propre
à chacun. Se mettre en chemin, agir,
permet à la démarche elle-même
de devenir thérapie.
Trouver
un sens à sa vie, c’est être
en harmonie avec soi-même, mais aussi
avec les autres, c’est savoir donner et
recevoir dans un échange qui fait aller
les relations dans le sens optimum.
Trouver
un sens à sa vie, c’est aussi,
dans notre civilisation où le travail
occupe une part prépondérante,
accepter cette partie de notre existence, en
sachant que nous pouvons, si nous le voulons,
y trouver un épanouissement. La vie est
une immense école où nous devons
construire chaque jour les éléments
de notre vie future par la diversité
des expériences.
Comment
est-il donc possible à notre époque
où le "mal de vivre" est tant
d’actualité, de trouver ce sens
que tout le monde cherche plus ou moins heureusement,
et qui ne va jamais sans une remise en cause
de ses anciennes habitudes? Comment gérer
le stress et surtout faire la différence
entre le Bon dont nous avons besoin, celui qui
nous pousse à agir et le Mauvais qui
nous empêche d’être nous-mêmes?
Toute l’histoire de notre vie est écrite
dans notre corps, aussi bien celle que nous
considérons comme la meilleure, que celle
que nous refoulons. Nombres de nos contemporains
sont déprimés, et quatre enfants
sur dix en souffriraient déjà.
Cherchons une réponse dans la comparaison
suivante : l'entité humaine, dont chacun
de nous représente une cellule (actuellement
un six milliardième), et un être
humain. Ce gigantesque organisme de 6 milliards
de cellules à une enfance, une adolescence,
un âge adulte etc… A l'époque
actuelle, il se comporte surtout comme un enfant
gâté dont les caprices doivent
être satisfaits immédiatement,
sans percevoir les conséquences de ses
actes, son emprise sur sa mère, la Terre,
et ses frères, les autres règnes
tant animal que végétal et minéral
: exactement comme le petit dernier qui n'en
fait qu'à sa tête et pourrit la
vie de ses parents et de ses frères et
sœurs. Cet enfant s’imagine que tout
lui est dû, que rien n'est plus important
que lui et qu'il est le centre de toutes choses.
L’arrivée à l’âge
adulte ne lui sera certainement pas facile.
Il se voit évoluer dans un monde qui
lui paraît ingrat, ses caprices ne sont
plus satisfaits dans l'instant, (les ressources
naturelles s’épuisent, les déchets
s’accumulent), les autres ne sont plus
à son service et le remettent volontiers
à sa place. Tout s'écroule autour
de lui (la science ne sait pas résoudre
tous les problèmes). Suivant son caractère,
il franchira ces épreuves avec plus ou
moins de bonheur ou de mal-être, en sortira
grandi ou affaibli, empruntant les chemins dans
l'impasse de la drogue, et parfois déprimé
à vie.
On
n’a jamais vu un assassin dire que seul
son bras est responsable et qu'il convient de
juger et punir ce bras sans que lui-même
ne se préoccupe de rien. Il sait très
bien que si son bras est coupé ou torturé,
cette souffrance affectera tout l'organisme.
Pouvez-vous imaginer vivre dans un paradis avec
un doigt de pied écrasé et vous
entendre dire : "de quoi te plains-tu ?
Tu n'as pas mal ailleurs. " En effet, cette
douleur est ressentie dans le corps entier.
Il
en est de même pour l'entité humaine.
La plus grande partie survit à peine,
meurt de faim, de guerres, d’empoisonnement
de toutes sortes. Comment pouvons-nous ici,
dans notre partie privilégiée,
vivre dans l'insouciance ?
Avez-vous
déjà assisté quelqu'un
qui souffre ? Nous savons que cette douleur,
nous la ressentons sur un autre plan que le
plan physique. Quand quelqu'un que nous aimons
souffre, même s’il est éloigné,
nous en sommes affectés.
La
terre, les règnes animal, végétal,
minéral, malmenés, souffrent,
se meurent en silence. Sans que la majorité
d’entre-nous en soit conscients, cette
souffrance nous affecte tous profondément.
Le mal de vivre nous envahi.
Ouvrons
les yeux, ouvrons nos cœurs. Ne cherchons
plus égoïstement dans notre inconscient
des causes vécues, mais regardons plus
loin. Mobilisons-nous pour la cause de la terre,
des animaux, de l’écologie. Cessons
de nous comporter comme des enfants qui attendent
toujours plus. La dépression, la maladie
sont la suite logique de cette façon
de vivre.
Pour
nous aider dans cette quête, il y a de
nombreux chemins qui sont, pour la majorité
d’entre-nous "montants, sablonneux,
malaisés, et de tous les côtés
aux tracas exposés". Beaucoup se
perdent dans leurs dédales, car ils ne
font que remplacer leurs vieilles habitudes
par d’autres. Ils restent dans le "faire",
dans "l’avoir" sans se rendre
compte que le véritable chemin se situe
dans "l’être" et se retrouvent
de nouveau dans une autre dépendance.
Les tensions accumulées depuis l’enfance,
et que le corps a conservées, offrent
une prise de premier choix à toutes celles
que nous lui rajoutons chaque jour. Nous devenons
irritables, notre attention perd de sa vigilance,
nous sommes agressifs, aussi bien avec nous-mêmes
qu’avec notre entourage. Notre vie devient
de plus en plus difficile.
Quand
nous développons notre responsabilité
envers nous-mêmes par une prise de conscience
des capacités de notre corps, de notre
mental et de notre capital énergétique,
notre conscience s'élargit à ce
qui nous entoure. Nous sortons, en quelque sorte,
de notre prison corporelle. Une petite lumière
s’allume en nous. Nous devenons capables
de remettre nos habitudes, nos jugements, nos
a priori en question plus souvent, dans le dessein
d’opérer un tri objectif et de
consentir à abandonner tout ce qui nous
apparaîtra, à cette lumière
intérieure, obsolète.
Pour
pouvoir supporter les conditions de la vie moderne,
les rapports plus ou moins houleux que nous
pouvons avoir avec notre entourage, aussi bien
familial que professionnel, certaines techniques
peuvent nous aider.
En
guise de conclusion
J’aime
raconter et raconter encore l’histoire
de ce cavalier traversant le village sur son
cheval au galop : "où files-tu ainsi
? Lui crie son ami ?" - " J’sais
pas, demande au cheval !" Nous laissons
notre corps et nos habitudes nous diriger dans
de nombreuses circonstances. C’est bien
utile, car agir constamment en novice serait
épuisant et représenterait une
énorme perte de temps.
Mais nous prenons vite l’habitude de laisser
faire le pilote automatique, pendant que notre
mental suit tout seul son bonhomme de chemin.
Notre intuition, dans notre monde rationnel,
n’a plus droit de citer. Mais elle est
pourtant là, tapie au plus profond de
nous, apeurée ! Pouvons-nous encore l'écouter
et lui faire confiance ? Quelquefois, nous entendons
en nous une voix murmurer doucement. Nous ne
lui prêtons aucune attention, préférant
suivre des cheminements qui paraissent plus
rationnels à notre mental et à
notre "raison". Il faut parfois s’être
beaucoup trompé pour pouvoir faire la
différence entre la véritable
intuition et les besoins d’un corps émotionnel
et d’un corps physique, symbolisé
dans notre histoire par le cheval.
Combien
de fois agissons-nous avant que le cavalier
ait eu son mot à dire ? Si nous nous
décidons à prendre les rênes,
à diriger notre monture, notre logique
interne et notre raison sauront entrer en symbiose
avec notre être profond, notre être
"intuitionnel" toutes les fois où
cela s’avérera nécessaire.
Nous
habitons un corps qu’il faut apprendre
à considérer et à aimer
: il est l’écrin de notre être
intérieur, notre être profond,
capable d’apprendre aussi dans le bien-être,
et non pas dans la douleur, comme c’est
presque toujours le cas. Sachons aussi cultiver
l’émotion dans la simplicité
de la vie : regarder avec des yeux d’enfants
les choses telles quelles sont, réapprendre
à écouter nos sens avec candeur
; s’arrêter au sommet d’une
colline pour contempler la vue sur la vallée
qui s’étend au-delà des
pelouses et des arbres, quand le soleil l’inonde
et irradie la brume comme une douce caresse
; sentir que nous pouvons inspirer tout le paysage.
Fermer les yeux et voir encore le paysage ;
avoir conscience de la fraîcheur de l’air
sur notre visage. Écouter le bruissement
du vent dans les feuilles ; être là
... Simplement pendant quelques instants…
À ce moment précis, nous pouvons
nous dire que nous avons vraiment vécu
cet instant-là et nous sentir, à
cette seconde même, fabuleusement vivants...
Pour
avoir la meilleure conscience possible de votre
corps, n’hésitez pas à le
masser, le frotter, surtout si vous êtes
vraiment angoissé, malheureux, déprimé.
Le corps a de multiples moyens d’expression.
Si vous êtes "mal dans votre peau",
passez-vous les mains sur le corps, les bras,
les jambes, le visage. Le simple fait de se
frotter à la suite d’un coup fait
beaucoup de bien : un choc émotionnel
provoque souvent les mêmes réactions
qu’un choc physique. Bien commencer une
journée est important ; ne dit-on pas
"se lever du pied gauche" quand tout
va mal et que l’on est de mauvaise humeur
? Pour bien commencer cette journée qui
se présente, saluez le jour qui vient,
dites : "bonjour, le jour !" Et ce
faisant, souriez ! Puis étirez-vous...
Toute
l’histoire de notre vie est écrite
dans notre corps, aussi bien celle que nous
considérons comme la meilleure, que celle
que nous refoulons. Ces méthodes visent
à travailler et évacuer ce que
nous avons somatisé, dans la bonne humeur
et la détente.

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